Les conventions, instrument de lutte contre les gaspillages

Le Sénégal est un pays sahélien dont plus de 20% de la population vivent avec moins d’un dollar par jour. Cependant, malgré cette situation, on note un gaspillage très important des ressources financières, maintenant ainsi beaucoup de familles dans une pauvreté cyclique.
En effet, les femmes ont une tendance à faire souvent du report d’une cérémonie comme le baptême, non pas pour s’épargner des dépenses non nécessaires mais, bien au contraire, pour mieux faire dans la prodigalité. C’est-à-dire prendre davantage de temps pour glaner çà et là des sommes d’argent supplémentaires, qu’elles vont malheureusement dilapider en un après midi. Et souvent c’est des mois de durs labeurs, péniblement thésaurisés dans des « tontines » (épargne associative) qui partent en fumée en seulement quelques heures !
Les cérémonies religieuses, notamment les célébrations d’un retour de pèlerinage des Lieux Saints ne sont pas en reste.  Elles sont devenues des occasions de rivalités inopportunes. On rivalise en alignement de nombre de bovidés et en dépenses de prestige, avec en toile de fond. les dépenses ostentatoires du maître de cérémonie, s’érigeant pour la circonstance en distributeur automatique de gros billets de banque, faisant sans retenue étalage de son occasionnelle force de frappe financière, sous les dithyrambes intéressés de « ses » communicateurs traditionnels, qui ne tarissent pas – et pour cause – d’éloges à son égard, en psalmodiant son arbre généalogique (en lieu et place de louages à Allah et de Son Message, qu’on est pourtant sensé allé honorer à la Mecque !). Si bien que cette occasion de consécration, par des actions de grâce, de ce cinquième pilier de l’Islam est de nos jours complètement galvaudée.

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